Dans cet article, je partage mes 10 conseils concrets et incontournables pour se faire connaître, ainsi que les pièges dans lesquels les jeunes entrepreneur.ses tombent le plus fréquemment. Prenez un carnet et un stylo : il va falloir prendre des notes, et placer tout ça dans un planning !

En tant qu’entrepreneur.se, vous cherchez à faire la promotion de vos produits ou vos services. Mais comment s’y prendre pour se faire connaître quand on commence son activité ? Comment réagir quand on s’est lancé il y quelques temps déjà, et qu’on constate, démoralisé, qu’on manque cruellement de notoriété ?

En tant que coach en image professionnelle et conseillère en communication, je vous livre toutes les étapes à suivre pour que vous puissiez établir votre plan d’action.

1. Connaître sa cible

L’erreur à éviter : Négliger cette étape, tout simplement. Connaître votre cible le plus tôt possible est une étape absolument cruciale pour développer votre entreprise de manière efficace.

La bonne nouvelle, quand on est entrepreneur.se ? Vous n’aurez jamais besoin de plaire à tout le monde. Au contraire, mieux vaut vous adresser à un segment de la population. Mais définir grossièrement sa cible avec des critères d’âge et de catégorie socio-professionnelle ne suffit pas ! Il faut comprendre la psychologie de vos clients potentiels.

La bonne idée, c’est de s’entretenir longuement avec des personnes qui confirment être intéressées par vos produits ou services, et de comprendre qui elles sont, quels sont leurs besoins, leurs problèmes, leurs envies, leurs rêves, leurs freins… Peut-être avez-vous ces personnes-là dans votre entourage ? Ou peut-être que vous pouvez solliciter vos premiers clients ? Vous devez les connaître aussi bien que vos meilleurs amis ! 

L’étude de votre cible ne doit pas être une affaire de quelques heures, il faut y passer du temps ! C’est en prenant ce temps que vous pourrez façonner vos offres et vos produits, mais aussi définir votre ton, et choisir les bons canaux de communication (je vous en reparle au point numéro 5). N’hésitez pas à investir sur ce point si vous n’êtes pas spécialiste de la question ! (voir point numéro 9).

2. Se connaître soi

Il faut chercher à déterminer vos forces et vos faiblesses en tant que professionnel, mais aussi à déterminer clairement le positionnement de votre entreprise, votre message et votre différenciation. À cette étape, il est possible de vous faire accompagner par un coach en image professionnelle, qui comme moi au travers de Querencia, vous aide grâce à de nombreux outils.

Les erreurs à éviter : Copier-coller la stratégie de tel.le autre entrepreneur.se qui cartonne (alors qu’il ne correspond pas du tout à votre personnalité) et se lancer tête baissée dans la création de son identité de marque, sans avoir réfléchi à votre identité personnelle.

J’aime bien comparer la communication à… du jardinage. Vous verrez, je vous en reparle plus bas. Eh bien, considérez cela : est-ce qu’un agriculteur va planter la même chose selon s’il est sur une terre argileuse, calcaire ou sableuse ? Considérez que vous êtes la terre. Qu’allez-vous cultiver ? Il faut d’abord vous connaître avant de le décider.

3. Définir ses objectifs

Que recherchez-vous, avec votre projet d’entreprise ? À vivre confortablement ? À avoir un planning flexible ? À travailler pour des clients avec qui vous allez nouer de vraies relations ? À recruter 10 personnes et lever des fonds ? Tout le monde n’a pas les mêmes ambitions, et c’est tant mieux ! (Voir aussi mon article « Faut-il absolument chercher à générer 10K par mois ? »). Néanmoins, il est crucial de se poser honnêtement la question dès le départ : quels sont vos objectifs, et comment allez vous mesurer si vous les avez atteints ou non ?

Revenons à nos histoires de jardinage… Quand le jardinier plante une graine, il ne peut pas exiger de récolter des fruits la semaine suivante. C’est pareil avec vos actions de communication : la plupart du temps, il faudra patiemment continuer d’arroser jusqu’à voir une belle fleur éclore. Un jour, la fleur se transformera en fruit bien mûr.

Les erreurs à éviter : Se fixer des objectifs irréalisables – démotivation garantie ! –, se focaliser tout de suite et uniquement sur les ventes, ou s’imaginer que Rome s’est bâtie en un seul jour…

4. Se créer un réseau

Quand on commence son activité, on passe en général beaucoup de temps à travailler, seul.e, face à son ordinateur ou son carnet de notes. Au départ, les entrepreneur.e.s ont souvent un grand besoin de sortir de leur isolement, tant pour leur santé mentale que pour rencontrer des futurs clients ou partenaires. Il y a mille façons de se constituer un réseau : utiliser les réseaux sociaux bien sûr, mais aussi adhérer à des associations professionnelles ou des réseaux, fréquenter des événements, intégrer un incubateur…

Les erreurs à éviter : Essayer d’être partout (notre temps est limité et toutes les manières de réseauter ne sont pas faites pour vous !) et croire que quelques cartes de visite distribuées suffisent à générer des ventes. Le réseau, ça se cultive et ça s’entretient !

Personnellement, je me sens parfaitement en phase avec les valeurs des réseaux Femmes des territoires et Action’Elles, ainsi qu’avec le salon Profession’L. J’interviens pour chacun d’entre eux, et c’est à chaque fois l’occasion pour moi d’y rencontrer des clientes et partenaires. À vous de trouver les réseaux qui vous correspondent !

5. Créer une communauté… sur le bon canal de communication

Les erreurs à éviter : Espérer des résultats phénoménaux à très court terme (vous serez forcément déçu.e), chercher à être présent.e partout et à suivre les tendances sans tenir compte de ses talents (je vous déconseille fortement de miser sur le blog si vous détestez écrire, par exemple),

Je ne vous dis pas qu’il faut impérativement vous transformer en macro-influenceur.se… Loin de là ! Mais il faut reconnaître qu’il est précieux d’avoir quelques personnes autour de vous, prêtes à écouter ce que vous avez à dire. Pour créer une communauté, choisissez d’abord le bon canal de communication, c’est-à-dire celui qui vous plaît ET qui convient à vos cibles. Newsletter, blog, podcast, Instagram, page ou groupe Facebook, Youtube… Qu’importe ! Une fois que vous vous êtes décidé, définissez quels contenus vous voulez publier (voir mon point numéro 6) et postez régulièrement.

Si vous êtes constant.e et suivez bien les autres conseils de cet article, les quelques dizaines de lecteurs ou followers se transformeront bien vite en centaines, voire milliers de personnes. C’est parmi cette communauté que vous trouverez vos premiers clients, vos plus fidèles ambassadeurs, et les bêta-testeurs dont vous aurez besoin lorsque vous voudrez lancer de nouvelles offres.

      6. Créer du contenu de valeur

      C’est la clef : pour que votre audience s’intéresse à vous, il faut lui fournir du bon contenu. Vous pouvez chercher à faire le buzz, mais je vous recommande surtout de réfléchir à ce que votre cible a envie de lire. Quelles questions se posent vos clients ? Avant de vous connaître, et maintenant qu’elles vous connaissent ? Chacun de leurs questionnements peut donner lieu à une réponse, que vous leur apportez avec toute votre expertise. C’est le meilleur moyen de démontrer vos talents, et de vous positionner comme la référence dans votre secteur. 

      Les erreurs à éviter : Garder jalousement son savoir, de peur que le client parte avec ses conseils sans jamais passer à l’acte d’achat, ou avoir peur de se faire copier par la concurrence.

      Eh oui, il faut donner pour recevoir !

      7. Mettre un pied dans l’action au plus vite

      Certaines personnes que j’accompagne peaufinent leur stratégie pendant des mois ou se soucient de community management avant d’oser se lancer vraiment. Je vous conseille au contraire de passer à la vente au plus vite, c’est-à-dire tester vos offres ou services. Vous n’avez pas encore trouvé votre premier client ? Qu’à cela ne tienne ! Proposez vos services à des personnes de votre entourage qui en ont besoin, à des médias ou à des entreprises partenaires, avec qui vous pouvez faire du troc (ou à qui vous pouvez tout simplement offrir votre prestation). Si votre produit ou service n’est pas encore parfait, commercialisez cette version bêta à moindre coût. Organisez des jeux concours, ou faites-vous référencer par des partenaires plus influents qui vous mettront en avant en échange d’un code promo ou d’un lien d’affiliation. Bref : cherchez très vite à entrer sur le marché.

          Les erreurs à éviter : Dire oui à tout et prolonger indéfiniment cette période où l’on brade ses produits ou services.

          8. Choisir les bons partenaires

          Qu’est-ce qu’un bon partenaire ? Tout d’abord, il partage les mêmes valeurs que vous. Assurez-vous de ne pas travailler avec des marques qui traînent des casseroles, à l’opposé de l’image que vous voulez donner de votre entreprise. Ensuite (et on en revient toujours au point numéro 1) : un bon partenaire a une cible connexe à la vôtre. Si ce n’est pas exactement la même, elle doit au moins être complémentaire.

          Les erreurs à éviter : Multiplier les partenariats avec des entreprises qui n’ont pas le même positionnement, et gaspiller son énergie avec des deals visibles uniquement auprès d’un public qui n’est pas sa cible. On n’oublie jamais d’estimer son retour sur investissement, même quand on n’investit « que » du temps.

          9. Oser investir

          Ce conseil est à adapter en fonction de votre stade de développement, de vos ambitions et de vos moyens financiers. Mais si vous souhaitez vous professionnaliser et amorcer une phase de croissance, il faudra forcément, à un moment ou l’autre, accepter de déléguer. Cela peut être à l’occasion d’un projet particulier (coaching, mise en place d’une identité visuelle, création ou refonte d’un site internet) ou plus régulièrement, sur le long terme (community management, rédaction…) À la clef : plus de temps pour vous concentrer sur votre vrai métier, ce que vous aimez et savez faire sur le bout des doigts. 

          Les erreurs à éviter : Vouloir tout de suite investir sur de la production (community management, création de logo, développement du site web…) avant d’être parfaitement au clair sur sa stratégie. Pour connaître l’ordre de vos priorités en matière d’investissement, rendez-vous au point numéro 1 de cet article ! Autre erreur à éviter : s’entêter à vouloir tout faire seul.e et s’épuiser, passer son temps sur des tâches où on n’a pas de valeur ajoutée plutôt que d’exercer son vrai métier.

          Je sais que l’investissement fait peur, en particulier au démarrage de votre activité ! Mais croyez-moi : se faire accompagner par un.e professionnel.le dès la réflexion sur votre stratégie vous permettra de gagner énormément de temps, mais aussi d’économiser beaucoup d’argent sur des dépenses qui auraient pu s’avérer inutiles !

          10. Se distinguer des autres

          Se faire connaître c’est bien, mais encore faut-il se distinguer de la masse. Pourquoi ? Parce que si vous ne faites pas une forte impression, si rien de ce que vous paraissez, dites ou faites n’est immédiatement reconnaissable comme faisant partie de votre univers de marque, alors votre client risque fort de vous oublier, dans le tumulte publicitaire qui fait son environnement. Vous devez marquer les esprits et pour cela, vous devez avoir une identité bien à vous. Ton, identité visuelle, posture, énergie… tout cela se travaille, par exemple avec un coach en image professionnelle. Si vous réussissez ce pari et les précédents, alors pas de doute : le jour où votre cible sera prête à passer à l’acte d’achat, c’est à vous qu’elle pensera, et c’est vous qu’elle choisira.

          Les erreurs à éviter : Copier des tendances sans assumer qui vous êtes vraiment, oublier de communiquer sur vos valeurs (ou mettre en avant des valeurs passe-partout).

          Enfin, soyez stratégique, mais authentique ! Mettre en valeur votre travail en même temps que votre personnalité est un excellent moyen de gagner et retenir l’attention de votre public. Je crois que c’est aussi le seul moyen de communiquer avec plaisir. Chaque cultivateur choisit les espèces qu’il cultive. Peut-être qu’il aime les fleurs, les fraises, le blé, la vigne ou la salade… qu’importe ! On ne cultive jamais aussi bien que quand on aime son produit et son terroir. De votre côté, vous devez prendre plaisir à communiquer, sur des thématiques qui vous plaisent, sur des canaux de communication que vous aimez, dans des formats (texte, image, vidéo…) que vous adorez produire, et pour des clients que vous avez sincèrement envie de servir.

          Mon histoire

          J’espère que tous ces conseils vous auront aidé.e. Vous avez besoin d’un accompagnement personnalisé et mon approche vous plaît ? Vous pouvez me contacter via ce formulaire. Je me ferai un plaisir de répondre à vos questions au cours d’un entretien de découverte.

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